dimanche 27 novembre 2011

Passage Verdeau


Histoire[modifier]

Le passage Verdeau se situe dans le prolongement des passages des Panoramas et Jouffroy. Il fut d'ailleurs édifié en 1847, en même temps et par les mêmes architectes que le passage Jouffroy. Le passage tient son nom de Monsieur Verdeau, l'un des promoteurs du passage et actionnaire de la société du passage Jouffroy, par ailleurs inventeur du système de location de linge aux hôtels et meublés.
Situé en retrait, le passage Verdeau a toujours souffert de la comparaison avec les passages qu'il prolonge et est longtemps resté déshérité. C’est pourtant l’un des plus clairs, possédant une haute verrière en arête de poisson et un dessin néoclassique épuré.
Cependant l’ouverture de l’Hôtel Drouot a attiré de nombreux antiquaires qui y ont élu domicile et le passage attire depuis de nombreux collectionneurs de livres anciens ou cartes postales anciennes. Un magasin de photo (au 14-16) se situe au même emplacement depuis 1901.

Passage Verdeau. (2011, juin 6). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 14:43, novembre 27, 2011 à partir dehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Passage_Verdeau&oldid=66111045.

Passage Jouffroy


Histoire[modifier]

Le passage Jouffroy fut habilement édifié en 1845 dans le prolongement du passage des Panoramas alors très en vogue. Il rencontra de ce fait un vif succès qui ne s'est pas démenti depuis. En effet, Arthur Meyer, fondateur du journal Le Gaulois, s’associa avec Alfred Grévin, célèbre caricaturiste de son temps, pour créer une galerie de personnages en cire sur un terrain adjacent au passage. Celle-ci fut inaugurée le 10 janvier 1882 et est devenue depuis le célèbremusée Grévin. La sortie du musée, ornée d'un décor composé de divers personnages, se situe dans le passage et contribue pour une large part à son succès.
Une compagnie privée fut formée, présidée par le comte Félix de Jouffroy-Gonsans (1791/1863) qui légua son nom au passage et Monsieur Verdeau qui laissa le sien au passage édifié dans le prolongement de celui-ci, le passage Verdeau. La configuration particulièrement irrégulière du terrain rassemblant trois parcelles imposa aux architectes François Destailleur et Romain de Bourges de créer un décrochement en forme de « L » à partir d’un escalier qui rattrape une petite dénivellation sur le dernier tronçon, donnant sur la rue de la Grange-Batelière. Cette dernière partie du passage est particulièrement étroite, ne laissant la place qu'au couloir et à une boutique.
Le passage Jouffroy est un témoin de l'importante évolution technologique du xixe siècle et de la maîtrise des structures en fer ; c'est le premier passage entièrement construit en métal et enverre. Seuls les éléments décoratifs sont en bois. Il fut également le premier passage chauffé par le sol. Une horloge décorée de stucs surplombe l'allée1.
Le passage a été entièrement rénové en 1987 et a retrouvé son dallage d’origine.


Passage Jouffroy. (2011, juin 6). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 14:35, novembre 27, 2011 à partir dehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Passage_Jouffroy&oldid=66113353.

Passage des panoramas


Histoire[modifier]

Il a été construit en 1799-1800 à la place de l'hôtel de Montmorency-Luxembourg. Son nom provient d'une attraction installée au-dessus de l'entrée : deux rotondes où étaient peints des tableaux panoramiques représentant des paysages de grandes villes. Les rotondes ont été détruites en 1831.

Le passage à la hauteur du graveur Stern.
Dans les années 1830, l'architecte Jean-Louis Victor Grisart rénove le passage et crée trois galeries supplémentaires à l'intérieur du pâté de maisons : la galerie Saint-Marc parallèle au passage, la galerie des Variétés qui donne accès à l'entrée des artistes du théâtre des Variétés, les galeries Feydeau et Montmartre.
Au xixe siècle, le sculpteur Jean-Pierre Dantan (1800-1869) expose dans une des salles du Passage, dite « musée Dantan », ses petits bustes en plâtre ou en bronze, caricatures et portraits de la société de son temps (dont TalleyrandLouis-PhilippeBeethoven,PaganiniLisztVictor HugoBalzac).
S'y installent le graveur Henri Stern, puis des marchands de cartes postales et de timbres-poste, ainsi que quelques restaurants. Actuellement, la partie du passage proche du boulevard Montmartre est richement décorée, tandis que la partie plus éloignée et les galeries sont plus quelconques. La boutique du graveur Stern est inscrite monuments historiques2.

Passage des princes


Histoire[modifier]

Malgré les transformations de Paris opérées par le baron Haussmann, qui firent disparaître de nombreux passages, un arrêté du 3 septembre 1860 autorisa l'ouverture de ce passage. Il fut le dernier passage couvert édifié à Paris à l'époque d'Haussmann.
Le banquier Mirès acheta le « Grand Hôtel des Princes et de l’Europe », palace situé 97 rue de Richelieu, ainsi qu'une parcelle en vue de l'édification d'un passage constituant un raccourci pour les piétons. Il s'agissait d'une galerie au décor assez simple surmontée d'une verrière à double pente rythmé à chaque travée par de double arceaux métalliques formant des arabesques. Le passage fut inauguré en 1860, sous le nom de passage Mirès. Propriété dès 1866 de la Compagnie d'assurance sur la vie, devenue depuis les AGF, le passage fut détruit en 1985 pour une opération immobilière mais fut reconstruit à l'identique par les architectes A. Georgel et A. Mrowiec. Néanmoins l'angle ouvert qu'il formait d'origine a alors été redressé de façon à former un angle droit. Divers éléments du décors d'origine furent alors réemployés, comme une belle coupole des années 1930 en verre coloré décoré de roses réinstallée sur la portion située à proximité du boulevard des Italiens. Ce petit passage contient de nos jours l'enseigne JouéClub répartie en section dans l'ensemble des anciens magasins afin de préserver l'intégrité d'origine.

Passage des Princes. (2011, août 22). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 13:42, novembre 27, 2011 à partir dehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Passage_des_Princes&oldid=68697292.


Passage Choiseul


Histoire[modifier]


Entrée nord du passage de Choiseul, donnant sur la rue Saint-Augustin
Le passage fut édifié entre 1825 et 1827 à proximité desGrands boulevards, alors très fréquentés, d'abord par l'architecte François Mazois1 puis, après sa mort, terminé parAntoine Tavernier à l’emplacement de quatre hôtels contigus acquis par la banque Mallet dans le but d'une opération spéculative. Les promoteurs firent démolir ces hôtels, à l'exception de quelques éléments de l’hôtel de Gesvres qui furent conservés, dont le porche qui constitue aujourd’hui l’entrée Nord du passage.
Progressivement tombé en désuétude comme beaucoup d'autres passages parisiens, le passage Choiseul a connu une explosion de sa fréquentation au début des années 1970quand le couturier Kenzo y ouvrit une boutique branchée. Sa fréquentation qui avait reculé depuis le déménagement du couturier place des Victoires s'est relativement stabilisée depuis lors, mais est tributaire des heures de bureaux, le passage étant peu fréquenté ou fermé en dehors de ces horaires. Le passage possède peu d'éléments décoratifs et ses boutiques ne possèdent pas d'attrait ornemental particulier.
Avec ses 190 mètres de longueur, il est l’un des plus longs de la capitale. Le passage est ouvert du lundi au samedi de h 0 à 21 h 0.

Sites particuliers[modifier]

Le lieu possède un passé littéraire : Alphonse Lemerre, le premier éditeur des poètes Parnassiens possédait en effet sa boutique dans le passage au no 23. Louis-Ferdinand Céline y vécut enfant de 1899 à 1907, sa mère y tenant une boutique de « nouveautés » au no 67 puis à partir de 1904 au no 642. Il immortalisa le passage dans sa décrépitude en 1936 sous le nom de « Passage des Bérésinas » dans Mort à crédit.

Passage Choiseul. (2011, septembre 2). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 13:17, novembre 27, 2011 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Passage_Choiseul&oldid=69147051.


Galerie Vivienne


Histoire[modifier]


Galerie Vivienne sous la Restauration.
Elle est construite en 1823 par le président de la Chambre des Notaires Marchoux, à l'emplacement des hôtels Vanel de Serrant et du passage des Petits-Pères, d'après les plans dessinés par l'architecte François Jean Delannoy. Inaugurée en1826 sous le nom de Marchoux, puis rapidement baptisée Vivienne, cette galerie tire profit de son emplacement exceptionnel. Elle attire bon nombre de visiteurs avec ses boutiques de tailleur, bottier, marchand de vin, restaurateur, librairie Jusseaume, mercier, confiseur, marchand d’estampes ...
Située entre le Palais Royal, en déclin, la Bourse et les Grands Boulevards, ce passage connaît un succès considérable jusqu'à la fin du Second Empire. Mais la galerie perd un peu de son attrait avec le déménagement des commerces prestigieux vers la Madeleine et les Champs-Élysées et notamment à cause de la Révolution haussmannienne. Aucun autre ne se trouve mieux placé que lui pour être un foyer brûlant de circulation et d'activité. L'escalier monumental du numéro 13 conduit à l'ancienne demeure deVidocq après sa disgrâce. Ce bagnard était devenu chef d'une brigade de police formée d'anciens malfaiteurs. Vivienne résiste au départ du Duc d'Orléans, devenu Louis-Philippe, pour les Tuileries.
Il y a une concurrence historique avec la galerie Colbert se trouvant à proximité. Depuis 1960, la galerie est redevenue très active. Elle présente des boutiques de mode et de décoration, des défilés de haute couture s’y tiennent. L'installation de Jean-Paul Gaultier et de Yuki Torii en1986 a permis la résurrection de la galerie. Celle-ci héberge aujourd'hui de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et d'objets décoratifs.

Description[modifier]

François Jean Delannoy conçoit un décor de style pompéien néo-classique recouvert d'une verrière élégante, fait de mosaïques, peintures et sculptures exaltant le commerce. Les travaux de restauration permettent de réhabiliter les caducées, ancre et ornes d'abondance qui ornent les fenêtres en demi-lunes ainsi que les déesses et les nymphes qui décorent la rotonde.

La signature en mosaïque de Facchina.
Les mosaïques du sol avec fond en terrazzo, sont signées Giandomenico Facchina et Mazzioli. Leur sobriété souligné par la répétition de formes géométriques simples n'est pas sans rappeler le style des mosaïques de la rue de Rivoli. La grande galerie de 42 m de long est suivie d’une rotonde vitrée avec une coupole en verre hémisphérique, l’ensemble étant d’origine, les carreaux permettant une aération modulée.



Galerie Vivienne. (2011, septembre 9). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 13:12, novembre 27, 2011 à partir dehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Galerie_Vivienne&oldid=69415547.


dimanche 20 novembre 2011

Galerie Colbert


Bâtie par J. Billaud en 1826, la galerie Colbert doit sa construction à une société de spéculateurs Adam et Cie alléchés par le succès de la galerie Vivienne. Elle occupera l'emplacement de l'ancien l'hôtel Colbert construit par Le Vau, ancienne résidence du régent Philippe d'Orléans. Pour égaler sa voisine, la galerie Colbert se devra de répondre à des prouesses architecturales. Dès son ouverture, les guides diront qu'elle était "la galerie la plus belle parmi les différents passages construits récemment". Cependant, son élégance et sa modernité architecturale ne lui permettront jamais d'atteindre le succès de sa rivale. Son échec commercial s'intensifiera dès 1830, date à laquelle le Palais-Royal sera par le beau monde. La galerie sera léguée à l'Institut de France, en 1859, et quasiment laissé à l'abandon. Elle échappera de peu à la démolition et sera réinscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1974, après en avoir été retirée 48 années auparavant. Le public n'y aura plus accès à partir de 1975. 

Rachetée par la Bibliothèque Nationale, la galerie a été complètement restaurée dans les années 1980. Au grand dam des conservateurs, cette rénovation n'a pas reconstitué la rotonde à l'identique et les verrières ont été remplacées par des matériaux modernes. Les façades, qui abritent la Bibliothèque Nationale, sont assez froides. La galerie, bordée de demi-colonnes en faux marbre, est ornée de motifs polychromes. La peinture visible au-dessus du porche d'entrée représente Colbert favorisant le Commerce. La rotonde, qui hébergeait des boutiques raffinées, était éclairée par un lampadaire sur pied en forme de cocotier. Il a été remplacé par un bronze de 1822 réalisé par Charles-François Nanteuil-Lebeuf, dit Nanteuil, représentant Eurydice piquée par un serpent.

Colbert favorisant le commerce





Rotonde au centre de laquelle Eurydice piquée par un serpent  se trouve.



Dans la mythologie grecqueEurydice (en grec ancien Εὐρυδίκη / Eurudíkê) est une dryade (nymphedes arbres). Elle est l'épouse d'Orphée, grand poète et musicien.
Poursuivie par Aristée, elle est mordue dans sa fuite par un serpent et meurt. Inconsolable, Orphée descend jusqu'aux Enfers pour la sauver. Il endort Cerbère, le chien des Enfers grâce à sa lyre et sa musique puis arrive devant les souverains du monde souterrain : Hadès et sa femme Perséphone. Impressionnée par son courage et son amour, Perséphone prie Hadès de rendre Eurydice à son mari. Ce dernier accepte à la seule condition qu'Orphée ne se retourne pas avant d'être sorti des Enfers. Celui-ci, trop impatient, se retourne à quelques pas de la sortie. Eurydice lui fait alors un signe d'adieu avant de disparaître pour toujours.
Eurydice (femme d'Orphée). (2011, mai 27). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 13:24, novembre 20, 2011 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Eurydice_(femme_d%27Orph%C3%A9e)&oldid=65756730.